2026-04-06 Chauplane – Les rochers des côtes

Départ de Monestier: 10h

Départ de la randonnée: 10h45

Retour aux voitures: 16h

Participants: Anne- Dominique P- Cathie- Martine- Suzanne

Dénivelé: 350m

Texte de Catherine :

En ce lundi de Pâques, beaucoup festoyaient sans doute en famille ! Non seulement pas de chiens, mais pas d’hommes (au sens d’humain de genre masculin). Cinq botanistes féminines donc, dont heureusement les deux cheffes.

Temps idéal, très beau, chaud pour la saison mais sans plus au départ de Chauplane (1259m). Vue magnifique sur le Mt-Aiguille, et dès le parking des Crocus vernus, mais aussi foison de tussilages car l’endroit est humide, et même la première touffe de populage (Caltha palustris) juste au bord du ruisseau qui coule dru.

Cette fois on prend le chemin officiel de l’alpage, et on franchit la première congère sur le chemin de crête juste au-dessus du hameau. On monte dans la prairie raide pour éviter la neige accumulée sur le chemin ; il y a encore peu de fleurs, essentiellement des coucous. 

On rejoint le chemin au-dessus de la forêt,  vue superbe sur le Vercors, des Deux Soeurs au col du Prayet. Deuxième passage en forêt puis on en sort pour trouver à l’endroit habituel (aux alentours de 1430m) les Crocus versicolor. On chemine ensuite en direction du Baconnet, essayant en vain de dénicher les Bulbocodium qui ont motivé le choix in extremis de cette destination : tous les petits encorbellements dans la falaise sont squattés par la neige !

Par contre, une pulsatille, puis deux, des jumelles, d’autres encore disséminées dans la prairie de paille, lessivée par la neige partie depuis peu… On poursuit en direction du Roc de Cognière, avec de plus en plus de plaques de neige à traverser, et un petit vent un peu frisquet.

Enfin, après 300 mètres de dénivellé et d’effort, les voici : un bulbo, puis un autre, rares et dispersés, chiffonnés par la dernière chute de neige et les gelées. Et puis, le jackpot à l’endroit habituel : un bouquet d’arbres maigres, feuillus encore sans feuilles mais protecteurs, avec un petit lapiaz où se nicher : des Bulbocodium en nombre, attention à ne pas les piétiner pour les photographier !

Du coup, on pique-niquera auprès d’eux : la faille du Roc de Cognière, (qui abritera bientôt le saxifrage à feuilles opposées, puis la Primevère Oreille d’Ours, Primula lutea) est assurément remplie de neige encore. On la réserve pour une prochaine sortie !

La descente réservera d’autres découvertes passées inaperçues le matin, notamment la gagée jaune qui s’est ouverte…

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